Gracefield, le 3 juin 2026 – La MRC de La Vallée-de-la-Gatineau hausse le ton face aux réductions d’effectifs en protection de la faune sur son territoire et s’oppose fermement à toute fermeture ou relocalisation du bureau de Maniwaki.
Par voie de résolution adoptée à l’unanimité, le Conseil de la MRC demande au gouvernement du Québec de maintenir ce point de service essentiel et de revoir les effectifs affectés à la région afin d’assurer une couverture adéquate et sécuritaire.
Les élus municipaux rappellent que les activités de chasse, de pêche et de plein air constituent des piliers importants de l’économie locale et du développement touristique de la Vallée-de-la-Gatineau. Dans un territoire vaste, forestier et composé de nombreux plans d’eau et terres publiques, la présence d’agents de protection de la faune est jugée essentielle pour assurer la sécurité des usagers, prévenir le braconnage et protéger les ressources fauniques.
Au cours des dernières années, les effectifs affectés au secteur, ont connu une baisse importante, passant d’environ une dizaine d’agents à seulement deux en 2026. La MRC estime qu’une telle diminution compromet sérieusement la capacité d’intervention sur le terrain, particulièrement dans les secteurs éloignés et ce, tout au long de l’année. N’oublions pas qu’en Outaouais, les bureaux de la protection de la faune de Campbell’s Bay et de Rapides-des-Joachims ont officiellement fermé leurs portes au courant des dernières années, donc le gouvernement doit cesser immédiatement ses tentatives de centralisation.
« La protection de la faune sur notre territoire n’est pas un luxe, c’est une nécessité. La Vallée-de-la-Gatineau est une région immense, riche en ressources naturelles et fréquentée par des milliers de chasseurs, pêcheurs et amateurs de plein air. Réduire encore davantage les effectifs ou fermer le bureau de Maniwaki aurait des conséquences directes sur la sécurité, la protection de nos habitats fauniques et notre économie régionale. Nous demandons au gouvernement de maintenir ce service essentiel ici, chez nous », déclare la préfète de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau, Mme Chantal Lamarche.
« Il est impossible, pour les agentes et agents de protection de la faune en place, d’assurer une protection du territoire et une sécurité du public en fermant des bureaux et en réduisant sans cesse les effectifs. Le gouvernement et tous les partis politiques en place doivent s’engager à maintenir ouverts tous les points de service de la Protection de la faune du Québec. Avec l’annonce de notre éventuel transfert au sein du ministère de la Sécurité intérieure, notre travail et nos mandats devront être garantis par une présence territoriale sur tout le territoire québécois », mentionne le Président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, M. Martin Perreault.
Le Conseil rappelle qu’il avait déjà adopté en février une première résolution réclamant l’augmentation des effectifs d’agents de protection de la faune et la sécurisation du bureau de Maniwaki, soulignant que le recul des services entraîne une dégradation concrète pour les citoyens et une pression accrue sur les agents encore en poste.
Par cette nouvelle intervention, la MRC réitère sa demande au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) de maintenir le bureau de Maniwaki en opération et de revoir les ressources consacrées à la protection de la faune dans l’Outaouais rural.
-30-